mardi 13 mars 2012

Impressions





Jusque là, je me cachais. Un autoportrait, je ne sais pas si je saurais. Une peur une joie, me voici à Cuba. Drôle d'endroit pour débuter cette rencontre avec moi-même. Moi, obligée d'écrire pour vivre, même pas pour manger, pour respirer Messieurs Mesdames.

Attrapez-le ce souffle et c'est ce qui sans doute est le plus difficile. Ma respiration, vous ne vous y faites pas? Tenez bon, patientez, aimez. Je vous en prie. Aimez-moi sera le premier appel que je lancerai et de suite. C'est un ordre, un dessein, un destin. Le souffle et l'amour que je cherche ici bas, là où la rue se fait bruyante, là où la torture est prégnante, là où la vie est titubante, flanquée rhum.

Ainsi, encore ivres, parle-ton encore des révolutions, celle de Tunisie, celle d'Egypte, celle de la  Lybie. Pour quelle victoire ? Pour quel avenir ? Quel sera le prix à payer pour chacun de ces peuples et BHL peut se brosser. Quand la musique, la fanfare de la révolte a fini de sonner. Qui va être le looser ? Peuples, prenez-vous à bras le corps chacun. Un à un dans une ivresse libertaire salutaire.
Allez, je rêve !
Viva Zapata !
Viva el Ché !
 Viva Fidel ! et Raul…
A bas les enfermements sombres pour des révolutions révoltantes.
A qui profite le crime ?

Oui, ce soir , je suis à Cuba. Sexe alcool et Salsa… Et rien que cela qui dirige ce monde. Pas autrement. On veut des noms des adresses des numéros comme sur les passeports, enregistrés. Dénudés à tous à chacun, ici ou là.
Je suis citoyenne du monde, apatride, liberté, voyager et respirer, respirer encore, pour reconnaître que je suis vivante. Vous suivez ? C'est trop ? Chaotique.. Pas chassé et saut de chat, arrangez vous avec ça.

Cuba libre. La bonne rigolade, un truc qui fait rire là-haut. Pas dans les étoiles, non, dans le ciel la lune pleure. Mais là-haut, dans des cimetières glacés de vieillards adipeux qui se meurent chargés d'or volé à chacun. Boucaniers. Vieux déjà morts dans des bateaux d'acier et enculeurs de mouche pour rien, comme ça. Ce n'est pas autrement. Il est une mythologie où des jeunes filles sont données en pâture, ici de jeunes garçon sont éprouvés par un Minotaure en fin de règne, Fidel et son frère appelé aussi la jument. Héritiers d'un rêve qui vire à l'hallucination d'un énorme délirium tremens qui prend toute la Havane, Cuba en son entier. Sexes raidis au Viagra à haute dose…

Mon Dieu, la lune est si belle ce soir, posée sur un nuage. Quel divin orgueil l'a rendu aussi magnifique ? Et déjà elle se cache, frileuse elle aussi. La lune de Cuba by night. Des soupirs et des baises un peu n'importe où et pour les frustrés des bruits et des cris. Il n'y aura pas d'été à cuba, mais un éternel hiver moite, nettoyé de tornade, pour chaque année la sienne.

La terre tremble.
Elle est vivante et se meurt.
Et les aristocrates de ce monde se préparent bien évidement à sa fin prochaine. Et travaillent les méninges de quelques uns pour donner l'espoir de se projeter un jour ailleurs. Certains sur Mars peut-être… Des Noés puant le fric, accrochés au pouvoir aussi fort que les demeurés du radeau de la méduse.
Ces putains de nantis qui mènent le monde, n'accrochent aucuns haillons d'argent, pavillons d'aubaines, chars de vilénies, trottoirs de Baracoa de Cuba. Encore elle! Puisque le voyage commence ici, à quelques jours d'un retour imminent.

Cuba. France. Qu'est-ce qu'il reste de nous ? Approche petit, je te dirai tout bas et tu me croiras. Toi !
La lune s'incruste dans le ciel, dépassant en croissant, comme un jupon, de ces nuages. La belle est à cuba, sœur de toutes les lunes du monde. Celle de Paris, New-York et Miami aussi.


Au matin, reste une étoile, celle du berger. Venus qui se lève avant toutes et s'enfonce au jour en tout dernier lieu. Courageuse planète qui travaille toute la nuit et promet de refaire cela chaque soir. Fidèle.
Cuba dort. Alors c'est extrêmement doux. Il est cinq heures, Baracoa s'éveille doucement. Des matins regrettés pour la plupart qui n'iront ni au taf ni au boulot, et resteront à déshabiller les filles virtuellement pour la majorité. Certains s'accommoderont de chambres chaudes et moites où les corps seront de suite humides. D'autres encore frapperont leur femme avant qu'elle n'aille au travail, eux promis à rester en tong à la porte de la maison, si on peut appeler ainsi ce rafistolage de bois et de tôles. Ephémère casa, soufflée c'est sûr par la prochaine tornade.

Et les chefs de ce pays, se tourneront une fois encore sur des oreillers de plumes, se préparant à ne rien faire de neuf, à leur tour. Fidel qui n'a plus rien à dire, séché pour cette fois, vidé comme ses couilles, à un peuple qui n'écoute plus rien à son tour. Tout roule dans un abandon désœuvré. Les petites filles et les garçons en  uniforme, partant pour l'école, toute la fierté de Cuba qui se résume là.
Et Raul, la jument comme on l'appelle aussi, pas plus jeune que Fidel, se prépare à ne rien changer, à peine : laisser sortir quelques prisonniers, proposer que les gens travaillent à leur compte pour leur tirer quelques dollars encore qui nourriront les nantis. Tout un petit monde à l'argent convertible qu'ils s'empressent d'entasser, pour les vieux jours qui sont là, tous à leur porte. Ainsi payer aussi les filles superbes qui éclairent leurs vieux sexes – les touristes masculins en savent quelque chose…

On parle bien d'une révolution morte dans l'œuf. No passaran  est encore écrit en lettres retouchées, colorées de nouveau, la même, les mêmes slogans du socialisme "L'obstination et le courage vivifieront la Révolution et nous rendront libres aujourd'hui et demain". Du cynisme que les cubains ne regardent, lisent plus. Hasta siempre .

J'ose écrire, et des écrivains Cubain choisissent leurs mots qui pour beaucoup s'imprimeront dans le monde, ailleurs qu'à Cuba.

Des nuages rosis par l'aube, sont posés ici ou là dans le ciel. Formes étranges et superbes.


J'ai vu, à la Havane, des policiers, se comporter comme des voleurs, quand ils allaient chercher l'argent chez chaque commerçant, le petit et le grands, chaque casa particular.. Cela fait nettement plus penser à la mafia qu'à des gens qui viennent prendre leurs dividendes. Enfin tout cela est imbriqué. Ils portent des carabines, genre de kalachnikov je pense.
Dans les magasins,  les échoppes ils notent tout, tous.
Et pourtant, la serveuse de la Casa de la Trova, une casa musicale de Santiago, la serveuse ressert des rasades de rhum, parce que nous lui sommes sympathiques et qu'elle nous l'a été, et que nous lui avons donné un CUC, pratiquement 10% de son salaire, qui est pour les serveurs de Casa d'Etat de 17 CUC, moins de 17 euros. Si nous faisons les comptes, c'est sans fin…

Mais pour le moment Cuba dort.

samedi 12 novembre 2011

Elle veut régler l'Histoire comme du papier à musique. Un p'tit tour chez les Juifs pour régler un point de détail, qu'elle ne parvient à effacer des mémoires. C'est dit, c'est dit. Par son père, il faut assumer sa filiation, les chiens ne font pas des chats... Les Le Pen, ne doivent être cru. Leur véritable programme, n'est pas inscrit quelque part. C'est un sale truc qu'ils ont dans la tête. Comme on torturait en Algérie, pareil. Elle ne va rien régler la fille Le Pen.
Elle veut rencontrer la jeune femme agressée (on peut au moins dire cela) par DSK, et pourquoi? Qu'est-ce que ça vient foutre dans son bazar front national. Montrer qu'elle n'a pas peur du noir, se porter auprès des intimes , comme on pose dans ici Paris, voire Qui Police. Des journaux dont je vous rappelle le bon souvenir. Elle est minable, croyez moi, et ses manœuvres le sont plus sûrement.

dimanche 6 novembre 2011

LE MONDE EST A NOUS

Il faut du jour. J'espère toujours en un nouveau matin, débarrassé des brouillards de mes nuits. Je m'exerce, la page fut blanche depuis si longtemps. Livres à faire, livres affaires, qui prennent toute la conscience, alors que la terre continue de tourner. Je me bats sur un front qui n'a pas de terrain, pas d'espace, juste celui qui nous est laissé, petit étroit. Absences. Ils commandent, ils décident, ils refusent, ils n'écoutent pas, ils se moquent et c'est rien qu'un bruit de fond, la révolte qui gronde. Donnez! Donnez! Avant qu'il ne soit trop tard. Et c'est déjà la guerre, en sous main.. Sur les bureaux ils parafent le pire et signent le malheur des uns, sachant qu'ils n'y seront pas de ce malheur. Qu'un malheur de nous autres, ne retournera pas la planète, qu'ils dirigent en maîtres queue comme dirait l'autre. J'exècre ce silence de tous, ces demis mots, ces consentements, et la valeur refuge et nationale, qui ne trouve personne à qui parler quand elle va aux Etats-Unis. Pauvre femme, et riche de promesses, avec sa garde noire dont tous ignore la provenance. Des égouts du non droit et du fascisme. Pas autre chose. Mon bilan est exécrable. Mon histoire est sans issue. Sinon tout retourner, tout regarder, en face. Les milliards des autres contre le RSA des uns. A qui va-t-on faire payer? Les classes moyennent sifflotent et c'est trop tard. Les hôpitaux sont en si sale Etat qu'on n'y recevra personne, les écoles mouillées de larmes et de rages de n'y parvenir à la place des lycées parisiens pour enfants effrayés qui seront les bâtisseurs, absents de la réalité. Sans nom vous n'êtes rien, sans honorabilité, vous aurez froid, sans fric vous serez délaissés à vous prendre votre monnaie. On veut de la haine, il naîtra du chaos, ou du moins je le souhaite. Quelque chose qui remettra quelques valeurs en place. Et si liberté, si égalité, et fraternité se mettaient à vivre, à bouger comme quelque chose d'humain en nous. Si nous sommes solidaires et si nous réclamions la vérité enfin de ces mots. A quoi servent ces millions gardés par des chiens hurlants et qui font peur alors, alors qu'il faut dresser les chiens et prendre tout l'argent, tout ce qu'il faudra pour rebâtir un monde partageux et ouvert. Ouvrez le CAC 40, balançons le aux fenêtres des nuits que nous avons passés à nous demander si le temps va passer. Je suis en rage et je voudrais que l'on arrête tout ce bazar à grandes puissances. Si l'Italie est la 3e puissance, Berlusconi est son berger. Que tout s'écroule de leurs palais et leurs hôtels particuliers. Oui, Solférino, oui l'Elysée. Qu'un massacre ne fasse aucun morts, mais qu'ils s'en aillent tous. Nous laissant pauvres et libres.

mercredi 17 décembre 2008

A la fin, on n'en finit pas. C'est si dur, ce jeu à la

mardi 18 novembre 2008

A la fin, on se demande si on a rêvé ou fait le pire des cauchemars. A la fin, on apprend à mieux se connaître, puisqu'on a retiré les masques.

mardi 14 octobre 2008

Douceur


Douceur d’octobre, et le ciel est
immense, noir ouvert sur les étoiles. Elle n’en aime pas un autre et c’est mirifique. Voilà trois ans qu’elle lui écrit chaque jour, un peu plus un peu moins, selon la frappe de son inspiration. Elle n’a pas peur des mots, ni des gestes. De rien. De lui seulement. Elle pose cependant sa main sur sa joue douce et la peau, qu’elle ne regrette pas. Avant de pouvoir avancer la main, elle a longtemps mesuré son geste et les centimètres manquaient toujours et la peur l’assaillait. S’il allait lui saisir la main et la rejeter. La prendre et la repousser. Ils ne se donnent jamais de rendez-vous, mais se croisent au gré d’une ville qui les guide ainsi vers l’un, l’autre. Elle y tient comme à la prunelle, et elle est orfèvre, ébéniste et collectionneuse. D’un seul objet d’amour. Cela tient au creux de sa main, niché, l’amour qu’elle a pour lui et qu’elle n’a pas nommé, n’étant pas comme Adam, qui classifia tout. Elle ouvre ses paumes et c’est des lignes, l’anneau de Salomon, celle de tête, de vie, de cœur qui se mêlent aux siennes. Paumes contre paumes. Jamais à ce jeu là ils ne perdront. Elle claque des mots, elle brise des phrases et devient alouette, qu’on attrape par la tête. Ainsi. Pour lui. Elle a fait tout le chemin en silence, ne s’est abritée de rien, ne s’est habituée non plus à rien. Pas une intonation ne lui échappe, la voix qui roule en un accent qui l’émerveille en l’amusant, ensemble. Son cœur bât vite et elle sait qu’il ne tiendra pas longtemps quand il cogne si fort. Une douleur sans remords, sans regrets. La fenêtre est ouverte, elle partira par là un jour, un soir plutôt. La joie brûle en quelque sorte son plexus solaire, l’indicateur des troubles et des mouvements de ses sentiments. « Viens… » dit-elle hésitante. C’est un rêve qu’elle tutoie, car jamais elle n’osera, aussi brulante soit-elle. Les brisants la font toujours en avance d’une guerre, d’un temps, d’un mouvement. La glace s’écarte et on y voit une eau noire et luisante qui reflète deux ombres et puis une. Baiser ses lèvres, ça n’est qu’un chant aux multiples oiseaux qui sont en elle, et tous ceux qu’elle a su lâcher, dont elle garde la voix. Elle s’applique, s’explique,
s’enferme de la pudeur, s’ouvre de la joie. Leurs bouches se touchent et chantent un gazouillis comme jamais. Il n’y aura pas de plus belle histoire que celle-là pour le temps qu’elle durera. Enfin comme toujours, comme à jamais, comme une éternité de baisers déposés. Personne ne sait, ni lui ni elle ni eux. Ils chavirent et eux croient qu’ils vont tomber, parce qu’ils n’y ont jamais
cru. Mais elle se redresse et tient son visage dans ses mains, d’enfant, comme un serment à une vie éternelle. Enfant elle est restée aussi, tout pour lui. Parce qu’il savait qu’il n’y avait pas de conditions, de redditions, et jamais d’abandons. Sûrement pas. Après tout cela ! Il tourne ses cheveux avec le doigt, parce qu’il a un peu peur, car elle tient du monstrueux comme du magique. Mais elle n’enferme pas, jamais, elle ne sait pas et a trop besoin à son tour de l’espace de liberté qu’ils s’offriront en tête, de cette noce coloriée, sans mariage, sans alliance, un diamant au fond de l’âme. Elle n’écrira jamais plus comme cela s’il lui demande, à coller ses excès contre la
vitre, comme les étoiles blanches à Noël. « Garde-moi un peu » et elle se tait d’un bonheur déniché on ne sait où, qu’elle essaye de préserver au-delà les hauts et les bas de la vie. Ils savent être malheureux chacun dans leur esprit. Alors elle serre sa main contre elle, lui fait comprendre son cœur, alors son corps. Douceur d’octobre à Paris, et le ciel est immense, noir ouvert sur les étoiles. « Je t’aime » Elle sait le dire mais se tait. Aujourd’hui on joue complet.
12/10/08

jeudi 9 octobre 2008

A l'heure actuelle mars est en douze et réclame une authenticité des rapports de force, de la violence en nous. La rigueur qui s'installe pour peu de temps au milieu-du-ciel.
Déception et je ne savais pas que ce mot allait avoir une telle place dans ma vie. Je l'ignorais complètement jusqu'à hier
Et je savais bien pourquoi je n'adhérais pas à ce mot, car à l'origine il y a tromperie. Là il n'y a pas tromperie. C'est désolée, le vrai mot.C'est un mot que j'emploie très peu et à juste titre car dans le mot il y a l'idée de "tromperie". Je connais mieux le sentiment de désolation, être désolée, désolée des agissements ou des non-agissements de certains. Mais déçu ne l'emporte pas.
Je suis désolée que le prof que je connais depuis vingt ans, se refuse autant à la vie. Il n'y a pas de tromperie là-dedans. Il est sincère. Comme Moby-Dick. C'est le capitaine Achab qui lui prête des intentions et n'est alors jamais déçu par un animal qui ne connait pas la tromperie, pas moins qu'un taureau dans l'arène (plus personne ne va rien comprendre et moi j'ai lu ce roman il y a trop longtemps....) De toute façon le roman reste sur la désolation, mais le narrateur est toujours VIVANT !
C'est vénus qui est à présent elle aussi en 12 et mars va entrer en maison 11...